Le lundi 6 novembre 2006
Arrivée de la "troupe" Bouchateau : Amélie, Guillaume, Jules, Lucas, Zoé et Yves.
Je vous mets le Blog fait par Amélie et Guillaume :
Le mardi 7 novembre 2006
Ca y est ! On est arrivés depuis hier après midi !
Alors pour le recit, dans l'ordre :
Samedi soir 18 heures : départ pour l'aéroport dans un brouillard à couper au couteau..... puis bagages, enregistrement, billets,
passeports..... et décollage vers minuit et demi ! C'est Guillaume (chauvet) qui conduit !
Puis repas, dodo, film, jeux vidéos.... Les enfants s'organisent très bien, chacun fait son petit bonhomme de chemin dans son
coin, ils sont contents ! Surtout Lucas qui trouve tout très bon et tout très bien organisé ! On est accueillis par une barrique de champagne : "pour la famille Chauvet !" dit l'hôtesse. Une
fois que l'avion est sur sa route Guillaume propose une visite dans le cockpit: il nous explique le rôle de chaque bouton, de chaque instrument...On appelle la météo de Vladivostock. "Très
instructif" dit Jules en étudiant une copie du plan de vol indiquant clairement la "zone de turbulences"que nous avons traversée.
Arrivée à Tokyo, avec une heure de retard...du coup cavalcade jusqu'au départ pour Nouméa. même pas le temps de griller un mégot!
Re belote pendant 8h30. Les enfants sont toujours aussi sages même s'ils dorment moins.
on arrive enfin à Nouméa : finalement, ça passe plutôt vite...
Sébastien nous attend à Tontouta avec un minibus flambant neuf du plus bel effet. Petit tour à Nouméa (c'est assez moche), café
croissants sur la "plage" (très petite et toute vilaine par rapport à ce qu'on va découvrir): on trempe nos pieds engourdis dans le Pacifique. On repart vers Magenta (le petit aéroport de
Nouméa) pour prendre notre dernier (petit) avion. On en profite pour croiser Gregory et Foliaki qui récupèrent leur sac plein de pâtes et de DVD. Peut être qu'ils viendront nous rejoindre sur
Lifou.
Décollage. 30 minutes plus tard, on est ENFIN arrivés. Philippe Camille et Maël nous attendent avec un Pick-up dans lequel on s'entasse, nous et nos bagages. Tous dans la benne ! Enfin on
prend l'air.
En débarquant chez eux, on calcule qu'il y a 34 heures que nous sommes partis de la maison.
Après organisation des contingences matérielles, on part faire un tour au Kawa de la plage de Chateaubriant. Pour ceux qui ne
savent pas, le Kawa est une décoction de racines qui ressemble à du Smecta, qui est très très amer. On le boit dans une demi coco, on en recrache la moitié, et ça anesthésie la bouche pire
que chez le dentiste. L'effet est ... relaxant, tranquillisant ... bref faut pas en abuser.
Le soir tout le monde s'écroule ... pas trop tôt pour essayer de récupérer le décalage horaire.
Nuit super pour tout le monde. On se réveille aux heures tropicales (6H), objectif : petit dej et plage.
A partir de maintenant, vous avez le droit de nous détester :
Le soleil tape fort... surtout pour un mois de novembre !
On rencontre Nassaié, ses enfants, nièces, neveux ...Tout le monde fait des châteaux de sables. On se lance même dans un foot
endiablé.

Pas de doutes, la vie s'annonce difficile à Lifou !!
Mercredi 8 Novembre
Amélie Guillaume & Camille partent au Marché de Wé. Philippe n’y croyait pas, mais on est vraiment parti à 7h30. Il faut dire
qu’ici on est calé sur les horaires tropicales : on se lève vers 6h et on se couche tôt. C’est très agréable de vivre avec le soleil. Et de toutes de façons, le matin les oiseaux chantent
tellement fort qu’on est réveillé. Donc tour au marché de Wé (les bananes sont incomparables) puis au Lifou Modern, Super Bazar, et Izis : la tournée des grands ducs !
L’après Midi, on profite de l’absence totale de vent pour aller plonger à Jinek dans la Baie de Santal. On embraque les palmes,
les masques, les tubas, les lycras et les choses sérieuses commencent. Philippe embarque Jules et Lucas qui se battent avec leurs palmes. Les premières tentatives d’utilisation du tubas sont
difficiles, disons que s’est une première approche… Tout le monde est prêt à renouveler régulièrement l’expérience. Il faut dire qu’à 2 mètres du bord on voit déjà des poissons
multicolores.
On part ensuite goûter sur la plage de Easo : on est vraiment au bout du monde, c’est magnifique.
Le soir, les enfants s’écroulent à 19 heures…les grands ont valeureusement prolongé jusqu’à 21 heures !!!
Jeudi 9 Novembre
C’est qu’aujourd’hui il a fallu se lever tôt : Guillaume et Philippe partent à la pêche avec Johnny et Tok. RV à 6h30 chez Johnny.
On a rien pris, finalement c’était pas vraiment le but. On a tout de
même eu une belle touche : un mahi-mahi (prononcer Maye maye, une Dorade Corifène) qui s’est tellement bien débattu qu’on l’a remis à l’eau (hum hum). On revient saoulé de soleil et de vent
(entre autres) avec un bon mal de fesses, le bateau de Johnny n’encaissant pas idéalement la houle de la baie de Kirinata.
Pendant ce temps (fou ce qu’on est débordé), Amélie, Camille, Yves et les enfants sont allés voir les danseurs du Wetr (prononcer
Waitch) faire « La Danse de la Femme » pour le bateau des Australiens (c’est le seul tourisme qu’il y a sur Lifou). En fait le bateau était plein d’allemands, et comme c’était la première
fois qu’il accostait, le chef a fait Coutume avec le Capitaine. Ensuite, ils sont tous allés à la Vanilleraie de Jeanine.
Retour à la maison. Pascal débarque avec un petit chat pour Cam & Phil (Baloo), Jules et Lucas en profitent pour jouer avec
Wamo, son fils et Alexis un de ses copains. Ils déjeunent là bas et ne sont de retour que vers 16h. On se prépare une soirée crêpes que l’on va tenter de démarrer tôt : le soir les enfants
sont claqués. Et ce n’est pas le décalage horaire que nous avons tous parfaitement encaissé (on s’est recalé en une nuit !), c’est juste qu’ici on a plein de choses importantes à
faire.
Vendredi 10
novembre
8 h 30, rendez-vous pour Camille avec la sage-femme. Amélie l’accompagne…. Ben oui ! il vaut mieux pas que Camille conduise ! et
puis voir les 2 bébés se faire un match de boxe à l’échographie, ça vaut quand même le coup d’œil ! résultat : tout va bien et + 5 kg depuis 1 mois, pas mal ! Ensuite : marché et
poissonnerie.
Pendant ce temps, Philippe et Yves vont faire du feu dans la case de Dominique (la chambre de Guillaume et Amélie) et poser les loquets sur les portes. Il faut savoir que
les cases sont construites uniquement en bois et en paille, et vu le climat qui règne ici, la seule façon d’éloigner les insectes qui dévorent tout, c’est de faire du feu tous les 2 ou 3
jours.
Guillaume, lui, a gagné le rôle de baby-sitter ! en fait non, de tonton gâteau à quatre pattes pour jouer au train ! Il a quand
même réussi à se débarrasser des 2 garçons : ils sont partis avec Wamo et Alexis tailler des lances dans la forêt.
A midi, repas de roi, Philippe sort sa toque de grand chef : thazar (c'est un gros poisson) sauce vanille et riz.
Après midi colonie de vacances à la plage de Châteaubriant : 8 adultes et au moins 11 gamins ! ça joue, ça cause, ça baigne (ici «
on va baigner à la mer »), avec en prime petite bière et paquet de chips ! Il ne fait pas très beau : grand vent, quelques gouttes de pluie mais qui n’empêchent pas la baignade. Le retour en
voiture est plutôt silencieux ! les enfants, saoul de vent roupillent déjà !
Le soir, gratin de chouchoutes (ou cristophines), les enfants (sauf Lucas, réputé pour son coup de fourchette extraordinaire)
râlent, mais nous on se régale !!!!!
Samedi 11
novembre
Journée grise et pluie : on a même sorti les sweats ! Ca fait une ambiance molle…..
Philippe et Guillaume se font quand même un petit tour de courses, vu le temps, on va s’occuper en cuisine ! Petit déjeuner :
crêpes ! Déjeuner : saucisses de Toulouse et pommes de terres sarladaises avec Pascal et Nicolas…. Goûter : sablés au chocolat avec Maïlys !
Le matin, Camille s'emploie à son activité quotidienne avec les enfants : le cahier qui raconte le voyage. Avec dessins et
commentaires ! il y aura de la lecture au retour !

Wamo passe presque toute la journée à la maison et Théophile rapplique après le déjeuner, c’est chouette les copains sur place ! Si Jules n’avait pas vomi
toutes les 3 heures ça aurait été encore mieux !
Fin d’après midi : départ au Kawa de la plage pour les uns, visite chez la vieille sage-femme lifou pour Camille, et petit film
réparateur pour le malade.
Le Kawa de la page fait un méchoui pour récolter de l’argent pour les fêtes de Noël, faut pas louper l’occasion de faire une bonne action !
Le lundi 13 novembre 2006
Philippe reprend le chemin du collège après une semaine de vacances. Camille a besoin de se reposer…. Donc on part en balade pour la
matinée, d’autant plus facilement que le soleil fait son grand retour. Direction plein nord, vers les falaises de Jokin. C’est sûr…. il y avait des pirates…. On ne les a pas vus mais les falaises
recelaient sûrement des tas de cachettes pour de fabuleux trésors !
On a fini la promenade par un café et une coco verte devant l’océan pacifique…
Déj tranquille à la maison et visite à la vieille d’à côté…. Elle est assise depuis le matin au même endroit et elle tresse…mais quoi
? c’est un chapeau d’une finesse incroyable ! Rouanéguaille, le sourd-muet, fait visiter le jardin aux enfants : pamplemoussier géant, citronnier, manguier, et un arbre à litchis croulant
littéralement sous ses fruits malheureusement pas encore mûrs.On part ensuite à la plage où on croise Philippe qui fait de la planche et du kayak de mer avec ses élèves. C’est sûr, c’est plus
chouette que de faire de l’endurance à Bondoufle. Grosse partie de baignade, puis pendant que Camille passe voir « la vieille », on fait un tour au Kawa (prononcer kava) avant de se rentrer
tranquillement. Passage au Thaï local (la motivation de faire à manger pour 9 s’épuise) et une fois les enfants couchés (ils s’écroulent les uns après les autres toujours aussi vite), on se lance
dans une partie de « Carcassonne », jeu de plateau qui plaît tellement à tout le monde (Yves compris), qu’on y joue jusqu’à minuit passé !! On ne s’est jamais couché tard depuis que l’on est
arrivé ! On s’effondre tous dans nos cases respectives.
Le mardi 14 novembre 2006
Le soleil
est toujours là. Yves et Amélie décident de construire une gouttière le long du toit de la terrasse. Camille couve. Guillaume & Philippe font un saut à l’aéroport : Amélie & Guillaume
vont essayer de se passer trois jours peinards à Ouvéa. On rentre à la maison et on voit débarquer Etienne qui nous propose 3 crabes de cocotiers, 12 kilos de langoustes et plus de 20 Popinées
(des sortes de cigales de mer, nous on trouve que c’est le must du must) . On lui achète le tout ! on fait tout cuire et on en congèle une bonne partie. Tant qu’il y a de ce genre de bestioles
faut en profiter. Il nous en reste encore un bon paquet pour se faire un festin avec Daphné et ses enfants le soir. Elle nous fait bien rire en trouvant le métro parisien « tellement exotique ».
Évidemment, tout est une question d’échelle. A 21 heures tout le monde fatigue : il faut être en forme pour la fête de l’école de Nathalo demain matin.
Le jeudi 16 novembre 2006
Matinée studieuse : Zoé et Lucas partent à l’école. Lulu va même tester la cantine locale ! De leur côté, Jules et Guillaume
partent à la pêche aux sons. Bilan, quelques ambiances d’extérieurs et d’intérieurs de case un peu polluées par quelques voitures et un peu d’avions, mais il y a des choses sympathiques. Zoé
revient enchantée de sa première matinée d’école et décide d’y retourner l’après-midi et aussi « tous les autres jours ». Elle fera le spectacle de fin d’année où Guillaume s’est fait
embauché comme…Père Noël pour distribuer les cadeaux !!!! On l’a déjà prévenu que le costume tenait chaud…mais qu’ici il pouvait porter des tongs et des lunettes de soleil. Promis, on
enverra des photos. De son côté, Lucas passe la journée avec « Maîtresse Marie-Assomption » (authentique !) qui lui fait faire…des contrôles comme à toute la classe ! il n’a
pas l’air de s’en plaindre, ce qui n’empêche pas après l’école de se faire un petit coup de plage baie de Chateaubriand. Le soir, tout le monde s’écroule devant « Desperates
Housewifes », que Camille ne rate jamais.
Le vendredi 17 novembre
2006
Quand Lucas et Zoé partent à l’école, Yves est à la pêche avec Christophe depuis longtemps, pourtant ici, l’école est à
7h30 !
Jules, Guillaume et Amélie partent au marché avec une grande liste : dimanche on a prévu bougnat et il faut tout un tas
d’ingrédients : ignames blancs et violets, patates douces, poingos mûres et vertes…. Après, arrêt à la poissonnerie : à midi nous mangerons des sashimis de thazar…. Yves revient en plus avec 2 vivaneaux, dimanche on mangera du
bougnat-poisson !
Après-midi, départ pour Luengoni. C’est une plage qui se trouve à 40 km de la maison. L’école primaire doit y aller passer une journée
en fin d’année, maîtresse Marie-Assomption raconte à Lucas que presque aucun des enfants de sa classe n’y est déjà allé ! Ici, les gens bougent très peu…. Il n’y a pas beaucoup de voitures,
quasiment pas de transports en commun et hormis les deuils ou les mariages dans une autre tribu, on a pas vraiment de raisons de se déplacer. En tout cas, nous, on a pas regretté nos
kilomètres….. Luengoni c’est la plage de carte postale par excellence…. en plus c’est celle que tout le monde connaît sans le savoir…. grâce à la collaboration de Conforama !
Le samedi 18 novembre
2006
Comme, malgré des apparences trompeuses, nous sommes en vacances, on décide de se la jouer vacanciers : On part tous (sauf
Philippe qui est à Nouméa pour des compètes d’athlé) pique-niquer à Châteaubriant. Après tout, c’est Samedi ! Tout le monde passe la journée dans l’eau : même si, début de l’été oblige, elle
n’est qu’à 25 / 26 ° (hum, hum, je sais je frime) on y rentre avec délice. On a même plus chaud dans l’eau que sur la plage quand il y a du vent.
On attaque ensuite l’inévitable « méga-château-qui-résiste-à-la-mer » …qui résiste mieux aux attaques des vagues qu’aux pieds de
Maël. De retour à la maison, on y trouve Wian qui commence à réunir les premiers ingrédients (feuilles de bananier, lianes) qui serviront au Bougna de demain. Ayant sérieusement entamé sa «
Plaque de Tôle » (surnom poétique donné ici au Pack de 24 boîtes de bière), il raconte à Jules son enfance dans la Tribu, la chasse à la roussette, sa gourmandise pour les jeunes coléoptères
(« encore laiteux dedans ») ou le ver de bancoul (« frit c’est délicieux, mais même crû, j’adore ça »), la Coutume, les histoires des vieux… On en profite pour faire manger ses enfants (et
Zou un gros plat de pâtes) et tout le monde va se coucher : demain, il faut se lever tôt pour le bougna.
Le dimanche 19 novembre 2006
Un vrai Dimanche !
On attaque la préparation du bougna à 7h30. Les garçons préparent le four et partent en brousse avec Wian chercher des feuilles
qui cuiront « à l’étouffé ». Surprise, on voit débarquer Zanako, Rouanégaye et surtout la vieille d’à côté , Ouazo Watch (prononcer « Rouatch », signe distinctif, un peu comme le vouvoiement,
que l’on réserve aux vieux, pour info Yves ici c’est Yves Watch). Wian leur a dit de profiter du four pour faire leur bougna. Ouazo va être totalement intraitable quant à la fabrication du
fameux plat. D’abord, il faut assouplir au feu les feuilles de bananier qui vont servir de plat. Évidemment les feuilles que Wian a ramené ne vont pas : elle lui en fait couper d’autres.
Ensuite se sont les ignames qui sont trop petites, les bananes pas assez mûres et les citrouilles trop molles. Comme c’est Amélie qui a fait les courses, c’est Nassayée qui se fait engueuler
pour ne pas avoir été au marché avec elle ! Et tout est comme ça…
Pendant ce temps les garçons râpent de la coco pour en faire du lait : eh oui, pour ceux qui ne saurait pas, le lait de coco n’est
pas tout fait, il faut mélanger des copeaux de coco sèches avec de l’eau et puis presser le tout. Pendant que les filles épluchent et coupent les légumes, (et Ouazo continu son sketch « tu
coupe pas en rondelle, tu coupe en long » ), les garçons font le feu (qui a dit que la société Kanak était machiste ?). Pour ce faire, on dispose le bois en carré et on dispose plein de
pierres (pas calcaires sinon ça pète) au centre. Wian coupe une branche de palme, l’effeuille, la plie et s’en fait une sorte de pince à feu. Les légumes coupés, les filles les empilent à
l’intérieur des feuilles de bananier (et Ouazo continue…) et y ajoutent du poisson (qu’Yves a ramené de sa séance de pêche avec Christophe) ou du poulet (qui vient, lui, plus prosaïquement du
supermarché). On arrose le tout de lait de coco, et on referme en enserrant le tout avec des lianes. Avant sa fermeture, Ouazo dit à Amélie (qui c’est vrai n’a pas encore son tour de main)
qu’elle a fait un « Bougna Tour-Eiffel ». D’après Nassayée, c’est autant une moquerie qu’un compliment.
Les bougnas sont prêts. On écroule le feu : toutes les pierres tombent au centre de l’âtre, on place les bougnas dessus et avec
les pinces à feu fabriquées par Wian, on les recouvre du reste de pierres chaudes. On recouvre le tout de feuilles, puis d’herbe, et pour finir on enveloppe le four d’une bâche que le
recouvre de terre. Le tout doit cuire comme ça deux heures, on pourra se mettre à table à Midi (jeune lecteur, déduis-en à quelle heure nous avons fini le bougna).
Le monde arrive : Domi, chez qui on dort, Daphné, Christophe et Emma, Anne-Laure et Loula (Pascal, Wamo et Théophile sont en mer).
On attaque tranquille l’apéro : Nassayée fait frire le reste de légumes pour l’apéro (miam), Amélie fait griller les pépins de citrouille et montre aux kanaks que nous aussi on mange des
trucs bizarres. On sort les bougnas : ils sont délicieux, tout le monde se régale. Bref, on mange bien, on boit pas mal (et plus pour certains) : on croirait un vrai Dimanche de
métropole.
Une demi bouteille de Marc de Savoie plus tard, il est temps pour tout le monde d’aller se rafraîchir à la plage. L’eau est
toujours aussi bonne et les vagues carrément géniales : on se fait tous rouler dans le sable à n’en plus finir. Un petit tour au Nakamal (l’endroit ou on boit le Kawa) permet à Amélie de
goûter enfin cette étrange boisson. Verdict : « pas si mauvais que ça ». Le soir on fini les restes avec Philippe, de retour de Nouméa, on est tous nazes : A 20h30 tout le monde file au
lit.
Le lundi 20 novembre 2006
Fini les vacances : aujourd’hui, tout le monde va à l’école, même Jules, la classe des CM2 étant rentrée de voyage. Après des
courses à Wé (où Guillaume & Amélie trouvent une grosse bouée en forme de voiture de course à Maël), les « grands » bricolent à la maison : Camille veut isoler son coin
lingerie sur la terrasse de devant. Yves fixe le cadre, et Guillaume va couper à la machette deux feuilles de cocotiers (c’est très haut un cocotier), nécessaire au tressage. L’énorme potentiel
comique de la chose se confirme puisqu’il réussi même à se faire piquer sur la langue (!) par une « fourmi électrique » (très chargée en acide formique, on a l’impression de se
prendre une châtaigne quand elle mord). A priori, c’est une première sur l’île. Le reste de la journée est plus tranquille, et le soir Philippe et Guillaume s’adonnent au sport local de
l’époque : le tirage de feu d’artifice. Maël adore, les 3 boubou aussi, et les autres se font un trip régressif parfait pour les vacances.
Le mardi 21 novembre 2006
Les enfants n’iront à l’école que le matin. Amélie et Guillaume en profitent pour aller plonger dans la baie de Jinek (prononcer
Zinek). Palmes, tuba, Lycra ou combinaison : Même si le ridicule ne tue pas, on est content que personne nous regarde (à 8h du matin, y’a pas grand monde). On se débrouille beaucoup mieux
que la première fois et on réussi à se promener dans la baie tous seuls comme des grands. Le spectacle que l’on découvre est vraiment magnifique, l’appellation d’ « aquarium
naturel » est pleinement justifiée. On y retourne dès que possible en passant par Easo ( prononcer Iasso) pour voir les tortues se réveiller le matin. On monte ensuite à « Notre Dame de
Lourde », petite chapelle qui domine la pointe de la baie. Vue sublime.
L’après-midi, tout le monde (sauf Phil qui travaille) part à Peng. C’est une plage magnifique, l’image d’Epinal du paradis exotique
pour un occidental. A son entrée un panneau indique « ici commence l’endroit où l’on voudrait que tout s’arrête ». Il manque plus qu’une autochtone croquant dans un Bounty et on peut
tourner la pub. Zoé trouve que cette plage « est très bien organisée
pour les enfants », (il n’y a pas vent, pas de vagues…et pas d’ombre), même si le sable « est pas pratique pour faire des châteaux » ( il est trop fin, l’année prochaine on part au
Tréport). On se refait une séance palmes & tuba (histoire d’aller plus loin à Jinek la prochaine fois), et on y entraîne les garçons. Très vite Jules devient tout à fait opérationnel (sauf
les palmes mais ça devrait être bon au prochain entraînement), il va nager loin avec Yves. Lucas se lâche, et s’aperçoit qu’en flottant sur le ventre, tête dans l’eau, et en bougeant les bras…il
sait nager !!! Grande victoire ! Il ne reste plus qu’à enlever le masque et le tuba et ce sera gagné ! Les deux gars sont ravis, Jules veut partir à Jinek au plus vite, et le soir
étudie la faune et la flore sous-marine locale dans les livres de Philippe. La plongée, un « sport » fait pour lui ? Au retour, on passe par la poissonnerie pour se faire une orgie
de sashimi de Thazard. La mer ici, c’est beau et bon !
Le mercredi 22 novembre 2006
A part Zoé qui reste la plus studieuse des enfants, Jules & Lucas « sèchent » l’école…ce qui ne les empêche pas de
travailler : Jules a fini tous les devoirs envoyés par sa maîtresse, il a même fait son contrôle d’histoire que l’on a renvoyé par mail ! Ensuite, cuisine : Bœuf au Saté avec Riz
Gluant que l’on a réussi à trouver sur l’île. Il faut qu’on prenne des forces parce que cet après-midi on part faire un tour de Catamaran avec Marco.
On part
donc à la base de voile de Chateaubriand : ça souffle bien. Trop pour les enfants nous dit Marco. On prépare le Hobby Cat, et Amélie et Guillaume prennent en 10 minutes chrono leur premier
cour de trapèze (« c’est facile tu prends ton harnais, tu t’accroches, tu pousses sur tes pieds et voilà. T’en n’a jamais fait ? Bof c’est facile ») avant de partir les premiers
faire un tour de manège. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça avance sévère. Heureusement que l’eau est chaude parce que l’on s’en prend vraiment plein la gueule ! On traverse la baie
en slalomant entre les planches à voile (« on va plus vite que vous heuuu » hurle Marco), au milieu de la baie on croise un baigneur qu’Amélie ira vite rejoindre, sa première sortie au
Trapèze s’étant soldée par un plouf inexorable. « Bienvenue à l’eau » lui envoie l’homme, pragmatique. Par la suite, Amélie fera preuve d’une grande maîtrise assurant sans faute ses
sorties. Guillaume, lui, le Trapèze, bon, c’est pas trop son truc…il faut dire que paumer ses lunettes en mer est un fait qui l’angoisse pas mal. Et franchement, ça souffle vraiment fort et le
bateau avance vraiment bien (c’est fou comme ça se soulève tout seul un petit catamaran). Même Phil qui a pourtant l’habitude reconnaîtra au retour de sa sortie avec Yves que « c’est
impressionnant le Hobby Cat » .On rentre à la maison totalement rincés avant de partir dîner chez Johnny et Waej. Au menu : Cuisse de cerf grillé. La bête ayant trempé toute la journée
dans une marinade au citron, la viande est d’une tendresse incroyable. Tout le monde se régale, et les enfants s’entendent à merveille avec ceux de J & W. Il faut dire qu’ils ont joué
ensemble toute l’après-midi. En allant se coucher, Jules lâchera dans un grand sourire « j’ai passé une journée formidable ». La vérité sort de la bouche des enfants.
Le jeudi 23 novembre 2006
Camille ayant envie de se tremper dans l’eau, on part plonger à Jinek une fois les enfants à l’école et Maël chez sa nounou. C’est toujours aussi beau, et au
réveil, c’est vraiment délicieux d’aller nager. Ensuite, petites course à Wé, et l’après midi, pendant que Camille se repose et que Yves bricole, les Bouchateau partent à Dréulu (on dit
Djéoulou). C’est un joli village qui abrite la grande chefferie du Gaïcha (il y a 3 districts à Lifou, le Wetr, le Gaïcha et le Lossi, tous dotés d’un grand chef). C’est aussi une des plus belles
plages de l’île : une succession de petites criques, totalement à l’abris du vent et parfaitement déserte. Le paradis quoi ! On se refait une petite plongée avec Jules ( de plus en plus
à l’aise avec son masque et son tuba) qui se lance ensuite avec Lucas et Zoé dans la construction d’une muraille anti-mer. Bref, la plage quoi… mais en plein mois Novembre et sans personne
dessus. « La plage en famille c’est agréable » note Zoé. Elle a pas tort.
Le vendredi 24 novembre 2006
Aujourd’hui, grosse pluie. Et quand il pleut ici, ça rince. Ce qui est étrange, c’est qu’il fait quand même chaud, et que l’eau elle-même est chaude. En gros, ça
ressemble à un énorme orage de mois d’août (sans le tonnerre), mais ça dure toute la journée. On atteint 99% d’humidité dans l’air, que le vent constant permet de mieux supporter. Un coup de fil
de Phil (ahahah) nous apprend que sommes en alerte pré cyclonique !!!! Décidemment, les aventures continuent :Yani et ses vents de 150 Km/h foncent droit sur les îles loyauté… La pluie
et le vent s’intensifient. On suit avec attention la météo avant que la connexion internet ne s’interrompe. Les cyclones en cette saison sont rares, mais on en a déjà vu ici. Vu le temps, on
reste donc à la maison. Yves bricole une nouvelle banquette pour l’autre côté de la terrasse, Jules fait son contrôle de grammaire, Lucas avance son cahier. A midi, l’alerte cyclonique est
maintenue, mais les vents tournent et Yani semble être en voie de dislocation. Après le déjeuner, Amélie et Camille rangent l’Atelier Couture qui en avait franchement très beaucoup besoin
(euphémisme), Yves continue son bricolage, et Guillaume et les enfants se lancent dans une partie de « Carcassonne » (LE jeu de société le plus génial qui soit, extension
indispensable). Le soir, pour se remettre on s’attaque à deux gros crabes de cocotiers et à du Manioc frit ( top diet le repas), le cyclone quant à lui s’est gentiment désintégré.
Le samedi 25 novembre 2006
Le temps est encore couvert. Matinée de glandouille pour tout le monde ( eh, c’est le Week End pour nous aussi, y’a pas de raisons).
On allait se poser la question inévitable (« qu’est ce qu’on mange à midi ????? »), quand le téléphone sonna: Daphné et Christophe nous invitent à déjeuner. Repas de Roi :
Crevettes au curry, nems, riz, salade, nous on apporte les restes de nos crabes. Les enfants s’en donnent à coeur joie. Le jardin de Daph & Tof étant régulièrement envahit de petits cochons
sauvages, on décide d’en capturer un. On s’y met tous, les rabatteurs, les attrapeurs… c’est franchement rigolo. C’est Yves qui réussit à en choper un. La pauvre bête nous gratifie d’un
« GRRROOOOIIIIIINNNNKKKK » suraigu traduisant parfaitement son état de peur panique. Pour info, si le petit cochon sauvage a l’air tout doux, il n’en a que l’air : ses poils sont tout rêches (et sales aussi,
mais ça, c’est un autre problème). On relâche très vite l’animal qui détale rejoindre ses congénères. Nul ne sait si il y a lien de cause à effet, mais on n’a plus vu de cochon sauvage de la
journée.
En fin
d’après-midi, les Bouchateau, Daphné et ses enfants partent à Xepenehe : il y a une Kermesse au collège de Hnaïzanu. Ici, il y a beaucoup de kermesses, de bingo, de trucs pour recueillir un
peu d’argent. Amélie s’essaye au Bingo (la principale distraction de Lifou), sans trop de succès. Les autres tentent leur chance à « la roue ». Késako ? Une roue divisée en 20
parties égales tourne à plat sur un axe. On achète 100 Francs une plaquette portant l’un des numéros, et une fois toutes les plaquettes (de gros morceaux de bois vernis) vendues, le
« croupier » fait tourner la roue et lance une fléchette dessus. C’est le chiffre pointé par la flèche qui gagne. Sur les 6 parties que l’on a faites, Théophile, le fils de Daphné, a
gagné 4 fois(c’est outrageant la chance qu’il a !), et Guillaume une fois, au dernier tour. Voilà qui aura payé le repas du soir aux enfants !
Le dimanche 26 novembre 2006
Le temps se lève. C’est encore un peu couvert, mais ça va mieux. Dimanche oblige, on se passe une matinée tranquille. Les enfants
écrivent sur leur cahier de voyage, on range la maison doucement…Bref, on ne s’affole pas. L’après-midi, Amélie, Guillaume, Jules, Lucas et Maël partent en ballade aux falaises de Xodre
(prononcer « Rodjé) tout au sud de l’île. C’est vraiment impressionnant, on se croirait, température et cocotiers mis à part, en Ecosse (ce n’est pas un hasard si James Cook a donné à ces îles le nom de Nouvelle Calédonie), sauf qu’au lieu d’être en
granit, la roche…c’est du corail. C’est extrêmement tranchant, découpé, accidenté : nos « claquettes » (la chaussure universelle d’ici) en prennent un coup. Ça vente pas mal, du
coup les vagues s’éclatent vraiment violemment sur les falaises. Même très haut, on se fait éclabousser, ce qui ne déplaît évidemment pas à Maël (que nous avons baptisé ici « Aquator »
tant il aime l’eau), qui ponctue chaque vague d’un « poum » tout à fait ravi.
Au retour, on s’arrête dans la baie de Mu
( « Mou ») histoire de reprendre le contact avec la plage. C’est une fois de plus un endroit magnifique, cocotiers et sable blanc (mais assez granuleux pour le coup) s’étendant autour
de falaises formant des petites criques très découpées et très étroites. Le tout avec la mer turquoise bien sûr. A propos de mer turquoise, y’en a deux qui vont être gâtés : Amélie &
Guillaume partent 3 jours à Ouvéa en amoureux. Le plus beau lagon du monde, une plage de 14 km de long (la plus belle disent certains)…ça va encore être difficile. Du coup, le Blog prendra peut
être un peu de retard, mais ensuite, on aura plein de trucs à mettre en ligne.
Lundi 27 Novembre. par Camille
Ca y est, enfin tranquille !!!
Amélie et Guillaume sont partis ce matin par l’avion de 7H10. Après je sais pas ! à priori ils sont bien arrivés et tout va bien
mais leur coup de fil de ce soir a été très rapide … preuve qu’ils ne s’inquiètent pas trop pour nous ! tant mieux, qu’ils en profitent, le paysage est vachement plus beau qu’au Ritz !! Selon
eux ils sont arrivés au « bout du monde », on en saura plus à leur retour.
Ici tout va bien, nous aussi on en profite ! Zoé et les garçons sont allés à l’école, ils s’éclatent toujours autant et font plein
de « trucs ». En plus ils ont mangés du poulet frites à midi et c’était trop bon !
Ce soir Philippe est rentré de Nouméa et donc la soirée a été un peu mouvementée. Il a ramené une grosse tortue en peluche pour
Maël et y’a eu un bonne partie de rigolade avec les quatre cousins assis sur la tortue !!
Lundi 27 Novembre. Ouvéa
Décollage de Lifou à 7h30 : C’est parti pour une petite « lune de miel » à Ouvéa. D’abord, une petite rectification, la
plage ne fait pas 14 Km de long …mais 25 !! Bien qu’étant deux îles très proches, il n’existe plus de liaison directe entre Ouvéa et Lifou, il faut nécessairement passer par Nouméa. On y
rencontre Carmen, la sage-femme remplaçante de Camille qui donne quelques tuyaux dont l’adresse d’un restau qui tiendra toutes ses promesses. L’arrivée sur Ouvéa par avion est déjà très
spectaculaire : L’atoll se dessine majestueusement dans l’océan. Arrivée vers 9h30, on récupère notre voiture de loc, on fait une pause au gîte histoire de s’installer et on part faire le
tour de l’île. C’est impressionnant : l’ouest de l’île n’est qu’une immense plage de sable blanc, l’eau variant sur tous les tons turquoise. Au sud, le pont de Mouli relie la petite île et
la grande île. On est entouré d’eau tellement claire qu’on y voit les poissons nager. C’est surréaliste, sublime, ça appelle à la méditation, vraiment, ce coin est sidérant. Au Nord Est du pont,
une baie très découpée et biscornue nous fait découvrir les falaises de Lékine, avec au milieu l’îlot de Fayava. On ne peut pas se baigner dans cette eau turquoise fluo, c’est une réserve
naturelle. On est subjugué et pourtant, il y a des nuages : la mer et le ciel se confondent à l’horizon, franchement, ça le fait ! On retourne au Nord, on se paume dans les chemins de
brousse, essentiellement composée de cocotiers, principale (seule ?) ressource de l’île, dont on extrait de l’huile de coprah qui servira entre autres à faire les fameux savons. Le soir on
se trouve une place sur un bateau pour se balader le lendemain, et on débarquer au « snack » (ici tout ce qui n’est pas un « vrai » restaurant s’appelle snack) : sur la
plage, des petits auvents tressés abritent des tables, et Augustine cuisine des poissons grillés ou des crabes de cocotiers. On nous amène un bec de canne gigantesque, et dans nos assiettes une
dose de riz, des papayes tièdes cuisinées comme des pommes de terre à l’huile, et des squatches (des petites citrouilles très fermes et goûtues comme des courgettes) à la crème et au lait de
coco. Le tout est très délicatement présenté, c’est aussi beau que bon ! Comme on est les seuls clients, les patrons (Roger et Augustine), leur fille (Janis, en hommage à Janis Joplin, ça ne
s’invente pas), et son bébé de trois mois s’installent avec nous : on papote pendant plus de trois heures, tout le monde passe une super soirée ! C’est sûr, on y retourne
demain.
Mardi 28 Novembre. Ouvéa (Suite)
Il y a un peu de nuages pour notre sortie en bateau : c’est pas plus mal, ça nous évitera de complètement griller. On est 8
passagers à embarquer, l’idée c’est d’aller sur un des îlots au large de Mouli (les Pléiades du sud), de s’y baigner (snorkling , c.a.d. masque et tuba, pour tout le monde) d’y pique-niquer, et ensuite on repart. Arrivés sur l’îlot, on se jette à la flotte pour explorer « les patates ».
Malheureusement, il y a pas mal de vent et beaucoup de courant, du coup sans palmes, ça devient vite fatiguant, mais ça n’empêche pas plusieurs sorties. On déjeune tranquille (tiens, encore du
bec de canne, à priori, y’a que ça ici), et notre skipper nous propose de se poser à l’abris d’un autre îlot, sous le vent au milieu du lagon. Amélie part à l’eau avec les pros de la plongée qui
nous accompagnent. L’un d’entre eux a la bonne idée de frictionner une bouteille en plastique sous l’eau (« j’ai vu ça à la télé »), instantanément 5 requins remontent du fond (il y a
environ 40 mètres de fond là où on est) et foncent sur les plongeurs. Si elle avait pu sauter directement de l’eau dans le bateau, elle l’aurait fait. De son côté, Guillaume le myope ne voit…que
du bleu ! Au bord des côtes ça va, mais au milieu de la mer…il ne voit pas grand-chose. Quand il aperçoit soudain un truc long et blanc qui passe juste à côté de lui tout près…il prend le
même chemin qu’Amélie. Mais qu’était-ce donc ??? Un requin toujours énervé ??? Peu importe en tout cas, on était content de s’être lâchés au milieu de la mer. Le soir, dîner chez Roger
et Augustine, au menu : crabe de cocotier. Augustine l’a fait cuire dans l’eau de mer, et c’est vrai qu’il n’a pas du tout le même goût que celui qu’on a mangé à Lifou, mais comme nous
explique Augustine « ici il ne mange que des cocotiers…Y’a presque pas de cocotiers à Lifou ». Question de rapport... Le soir on s’écroule, sâoulés de vent et de soleil (malgré nos
précautions on a bien pris).
Mercredi 29 Novembre. Ouvéa (Suite et
Fin)
Au réveil, qu’est ce qu’on peut bien faire à Ouvéa ? Tiens, si on allait plonger. Direction l’extrême sud de l’île. Le temps
étant magnifique, on fait une escale au pont de Mouli : on aperçoit des tortues, un barracuda et plein de trucs chouettes qu’on sait pas ce que sait. On a même plus besoin de se mouiller
pour voir des poissons. A la pointe de l’île il y a plein de « patates » à visiter…Juste au bord, dans à peine 1m d’eau, une tortue somnole.On lui rend visite, Guillaume ira nager plus
loin juste à côté d’elle pendant un bon moment. Génial !
Un dernier tour au snack (tiens du bec de canne ; avec des ignames rôtis et une salade papaye/Clovis à se pâmer), et on part sur
la plage pour un dernier bain, à la recherche d’une denrée rarissime à Ouvéa après le déjeuner : de l’ombre. On fini par trouver un coin vaguement ombragé et on se trempe une dernière fois
dans le sublime lagon turquoise. Suite aux retards des différents avions (joie d’Air-Calédonie !), on arrive dans la nuit (ah, la Grande terre vue du Ciel dans le coucher du soleil !)
où des sashimis de thons et des crevettes aux curry nous attendent. Prenons des forces, demain Guillaume fera le Père Noël sous les tropiques !